Procès en appel du “Gang des Barbares”: Radio J émettra Vendredi 17 décembre 2010 en direct du Palais de Justice de Créteil

 

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Radio J émettra Vendredi 17 décembre 2010 en direct du Palais de Justice de Créteil.

A l’approche du verdict du procès du Gang dit « des Barbares », toute l’équipe de Radio J s’est mobilisée depuis le 25 octobre pour communiquer coûte que coûte sur ce procès en appel à huis-clos, en soutien et hommage à la famille Halimi.

 

Rendez-vous à Créteil,

 

ce vendredi 17 décembre,

 

pour la mémoire d’Ilan (zal)

 

Michel Zerbib, Directeur de l’Information Radio J

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Procès en appel du “Gang des Barbares”, réquisition de peines plus lourdes pour 8 des 17 accusés

 

 

L‘avocat général au procès en appel du « Gang des barbares » a requis aujourd’hui à Créteil des peines plus lourdes qu’en première instance pour 8 des 17 accusés jugés pour la séquestration et la mort d’un jeune Juif en 2006, réclamant entre 1 an et 20 ans de réclusion et un acquittement.

Les réquisitions ont été identiques pour quatre accusés et réduites pour cinq d’entre eux  par rapport au premier procès de juillet 2009.

Tout au long d’un réquisitoire de près de huit heures, Jean-Paul Content a cherché à établir les responsabilités dans plusieurs projets d’enlèvements fin 2005-début 2006, dont celui d’Ilan Halimi, jeune homme juif de 23 ans séquestré trois semaines avant d’être tué par Youssouf Fofana, absent du box à Créteil.
Comme en première instance, la peine la plus lourde -20 ans de réclusion- a été requise contre Jean-Christophe Soumbou, qui aurait notamment participé au rapt d’Ilan Halimi, et Samir Aït-Abdelmalek, qui a notamment trouvé le lieu de la séquestration, dans une cité HLM de Bagneux.
Le verdict est attendu le 17 décembre 2010.

Sources AFP

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Procès en appel du “Gang des Barbares”, Têtes baissées les accusés écoutent le réquisitoire

 

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Ce matin, les accusés ont refusé de comparaître. Ils entendaient ainsi protester contre les conditions dans lesquelles ils ont passé la nuit : Suite aux intempéries qui se sont abattues en Ile-de-France hier soir, ils n’ont pas pu être transférés comme à leurs habitudes dans leurs prisons. Ils ont donc dû passer la nuit au dépôt du Tribunal de la Cour d’Assises de Créteil. Finalement, après négociations avec les accusés, le programme prévu par le Tribunal a pu reprendre son cours.

Aujourd’hui, c’est le Procureur qui doit requérir. Des réquisitions qui sont prévues pour durer pendant cinq heures pour se terminer ce soir vers 17h.

Ce matin, le Procureur a uniquement abordé les tentatives d’enlèvement qui ont précédé celle d’Ilan Halimi. Ces tentatives qui ont toutes échoué mais qui ont fait office de répétition générale jusqu’à ce que Youssouf Fofana obtienne ce qu’il voulait : L’enlèvement et la séquestration d’un Juif pour pouvoir ensuite demander une rançon.

D’après les avocats que j’ai pu interroger, contrairement aux réquisitoires du Procureur Bilger en 2009 lors du procès en première instance,  Ce qui laisse espérer que la vérité sur les ressorts criminels de cet assassinat soient révélés.
Eric Haddad pour Radio J

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Procès en appel du Gang des Barbares, La cruelle loi du silence

 

 

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Cet après-midi est auditionné par la Cour Alcino Ribeiro, un maçon d’origine portugaise de 53 ans, c’est le père de Jérôme Ribeiro, l’un des geôliers d’Ilan Halimi. Il est poursuivi pour non-dénonciation de crime. Il est reproché à cet ancien braqueur, qui a déjà fait de la prison de ne pas avoir dénoncé son fils.

Le 28 janvier 2006, Jérôme Ribeiro vient de quitter la bande au bout de 6 jours, il a tenu tête à ses complices, il ne veut plus participer à la séquestration d’Ilan Halimi. Chez son père à Antony, il raconte tout, il dit qu’il a fait « une grosse connerie ». Son père et sa belle-mère sont abasourdis, mais lui conseillent de se taire, de ne plus voir ses copains de Bagneux et de ne parler de cette histoire à personne. Alcino Ribeiro va même dans la soirée en voiture trouver Leila, la petite amie de son fils pour la convaincre de ne rien dire «si elle aime Jérôme» lui dit-il.

En première instance, Alcino Ribeiro avait été condamné à 8 mois de prison ferme. Le parquet avait fait appel. C’était le seul adulte au courant, le seul qui avait une autorité, qui savait, qui aurait pu être responsable, faire en sorte que tout celà s’arrête. Alcino Ribeiro est donc en ce moment même en train de s’expliquer devant la Cour pour avoir fait le choix du silence. Cette même loi du silence qui a tué Ilan Halimi à Bagneux.

Pendant 3 semaines, beaucoup ont su, voisins, parents, amis, mais ils ont fait le choix de se taire alors qu’un jeune juif, né en banlieue, comme eux, a été réduit à un état de sous-homme.  

 

Eric Haddad pour Radio J

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Procès en appel du Gang des Barbares, Changement du lieu de séquestration, de l’appartement en rénovation au local technique

 

 

La cour.jpgCour a évoqué également le moment où Ilan Halimi a été déplacé dans la nuit du 29 au 30 janvier d’un appartement à un local technique :

Le logement doit être libéré pour une rénovation. Gilles Sérrurier le gardien d’immeuble, met à disposition un local technique pour régler le problème du lieu de séquestration :

La nuit, vers quatre heures du matin, Youssouf Fofana transporte Ilan sur ses épaules, nu, en peignoir, bâillonné, et menotté. En courant, Fofana fait une dizaine de mètres pour arriver jusqu’à l’entrée de caves sordides.

Ilan Halimi arrive donc sur son nouveau lieu de séquestration. Il est déposé par terre sur un drap. Le bruit est assourdissant à cause d’une machine qui fonctionne en continu dans ce local. A ce moment, il n’y a plus aucune chance que quiconque entende Ilan gémir. De toute façons, il est épuisé, à bout de force, dans un endroit sale et où le froid est glacial. De plus, Youssouf Fofana est prudent. Il colmate les bouches d’aération avec des sacs en plastique pour que personne n’entende rien dans l’immeuble.

Eric Haddad pour Radio J

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Procès en appel du Gang des Barbares, Dernier jour de séquestration d’Ilan Halimi

 

 

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Aujourd’hui la Cour aborde la fin de la séquestration d’Ilan Halimi.

Le 12 février 2006, la veille du meurtre d’ Ilan Halimi, Youssouf Fofana rentre de Côte-d’Ivoire sans argent. Sa demande  de virement par Western-Union n’a pas abouti. C’est un fiasco, rien n’y a fait, ses menaces au père d’ Ilan de tuer son fils n’ont rien donné. Près de 700 appels téléphoniques passés principalement au père d’Ilan et au bout du compte, aucune rançon n’a été récupérée.

A Bagneux, les geôliers sont exaspérés et le disent à Youssouf Fofana : Les trois jours qu’il avait promis se sont transformés en trois semaines et maintenant tout le monde en a marre.

Fofana décide donc d’organiser une réunion le soir meme à 22h avec tous les geôliers. A cette réunion, les geôliers sont unanimes, tous veulent arrêter et être payés pour ce qu’ils ont fait mais Fofana veut lui continuer. Il est fou de rage. La conversation se tient devant Ilan Halimi qui entend Fofana dire qu’il ne peut plus rien obtenir du père. Fofana veut passer ses nerfs et demande à tout le monde de sortir pour s’isoler avec Ilan Halimi et le tabasser. Fofana est déchaîné et veut que Ilan paye pour son échec.

Puisqu’il ne peut pas continuer seul et que les geôliers sont décidés à arrêter, Fofana affirme aux autres qu’il va relâcher l’otage la nuit même mais qu’il faut préparer Ilan, le nettoyer et lui couper les cheveux pour dit-il « ne pas laisser de traces« . Ilan tremble. Dehors il fait 0 degré et il est nu dans un peignoir. Fofana revient avec une Ford Fiesta blanche volée  où il va mettre Ilan dans le coffre. Il est entre 4h30 et 5h du matin ce 13 février quand Fofana part vers Sainte-Geneviève-des-Bois.

C’était le dernier jour de séquestration d’Ilan Halimi.  

Eric Haddad pour Radio J

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Procès en appel du Gang des Barbares, Interview de Maître Ouaknine-Melki, avocate des parties civiles

 

 

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Procès en Appel du « Gang des Barbares »
interview de Maître Ouaknine-Melki,, avocate des parties civiles,

interview du 21 novembre 2010 par Michel Zerbib de Radio J

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Procès en appel du Gang des Barbares, Chacun pouvait dire non, sans aucune crainte de représailles

 

 

balance1.jpegLa Cour aborde le départ de Jérome Ribeiro après avoir servi pendant six jours de geôlier à Ilan Halimi.

A ce moment là, rien ne se déroule comme prévu : Aucune promesse de Youssouf Fofana n’a été  tenue notamment d’obtenir une rançon au bout de trois jours et de libérer leur otage. Alors, les esprits s’échauffent. En plus, Youssouf Fofana avait promis une rémunération à des gros bras de Bobigny pour l’enlèvement d’Ilan Halimi et eux aussi veulent leur argent. Samir Ait Abdelmalek informe Youssouf Fofana de tous ces évènements pendant que lui est dans un hôtel à Abidjan en Côte-d’Ivoire. De là-bas, il passe des appels où il terrorise, menace et insulte.

Le 26 janvier 2006, à Bagneux, Jérome Ribeiro est de garde. Pour lui c’en est trop. Il le dit à Jean-Christophe Soumbou qui essaie de l’impressionner, le menacer pour qu’il change d’avis. Mais Jérome Ribeiro lui tient tête et part. Après ce jour la, Ribeiro ne revoit plus jamais Ilan Halimi 

Eric Haddad pour Radio J

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Procès Gang des Barbares, Conditions de séquestration d’Ilan Halimi

 

 

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La Cour examine maintenant les conditions de séquestration d’Ilan Halimi. La première semaine, Ilan la passe dans un appartement, prêté contre une promesse de rémunération au gardien d’immeuble du 1, rue Prokofiev à Bagneux.

Youssouf Fofana a soigneusement préparé un décor pour accueillir Ilan Halimi :

Pour masquer les murs et les fenêtres, des draps de couleur, à motifs orange sont déposés. Dans une chambre, Ilan est menotté par-devant, les pieds entravés par le même gros ruban adhésif industriel qui lui obstrue les yeux et la bouche. Seul son nez dépasse du scotch qui lui recouvre tout le visage.

Dehors, le thermomètre oscille entre 0 et -5 °C.  Nu dans un peignoir en coton, acheté pour l’occasion, Ilan grelotte.

Pour entrer dans l’appartement, un code est mis en place par les geôliers : deux coups puis un autre frappé sur la porte signifie qu’aucun intru n’est présent.

Celui que les geôliers surnommaient « l’autre » était en permanence surveillé par deux et parfois quatre geôliers : Se relaient Nabil Moustapha, Yahia Kaba, Jean-Christophe Gavarin, Jérôme Ribeiro, Cédric Birot Saint Yves, Jérémy Pastisson et Fabrice Polygone.

Quand ils n’oublient pas d’alimenter Ilan Halimi, ils utilisent une paille par un trou de son bâillon et lui donnent des soupes et des protéines liquides. Pour uriner, on lui fait utiliser une bouteille et pour déféquer, ce sont des sacs en plastiques dont il doit se servir. De temps à autre, Ilan est lavé à l’aide de bouteilles d’eau et de gel sous prétexte qu’il doit partir. A chaque fois, cette annonce est annulée, à la surprise des geôliers qui pensaient ainsi disposer de l’argent de la rançon. Les geôliers ignorent tout des revendications farfelues de Youssouf Fofana qui change constamment le montant de la rançon. De façon régulière, les geôliers retrouvent leur famille pour rassurer leurs parents, se laver ou comme l’a dit l’un d’entre eux, «rattraper leurs prières ».

Sur la question de la religion, Ilan est prudent et déclare à ses tortionnaires être marocain, pays d’origine de sa mère et précise faire la prière comme les Arabes.

Dès son premier jour de séquestration, Ilan est violenté et la violence allait crescendo à mesure que les échecs de remises de rançon se multipliaient. Le temps qui passe use les nerfs des geôliers dont certains entreprennent de se défouler sur Ilan. Youssouf Fofana, lorsqu’il passe, s’isole avec lui pour le frapper.

Un geôlier a déclaré « un jour, il a commencé à réclamer souvent des cigarettes et comme il gémissait trop, à quatre, nous lui avons mis des tartes ». Mais souvent, les coups pleuvaient sans raison. Parfois, pour prendre des photos qu’ils voulaient les plus choquantes possibles, ils organisent une mise en scène avec simulacre de sodomie avec un manche à balai et à la demande Youssouf Fofana, qui veut une photo gore, un geôlier taillade la joue d’Ilan avec un cutter. Lors du jugement en première instance en 2009, celui qui paraissait le plus cruel après Fofana était sans doute Jean-Christophe Gavarin, alors mineur au moment des faits. De père guadeloupéen et de mère marocaine, il a été le seul geôlier dont les magistrats ont retenu le caractère antisémite comme circonstance aggravante en 2009, tout comme Youssouf Fofana. En cause, principalement, un joint que Jean-Christophe a écrasé sur le front d’Ilan Halimi. Il a déclaré aux policiers « la victime fait du bruit ou gémit, et comme je fumais un joint, j’ai appuyé ma cigarette au milieu de son front. ». Après cela, il a confié à ses complices « qu’il avait commis ce geste parce-qu’Ilan était « feuj » et qu’il n’aimait pas les « feujs ».

Eric Haddad pour Radio J

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Procès en appel du Gang des Barbares, Audition des premiers geôliers

 

 

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Aujourd’hui la Cour revient sur la façon dont ont été recrutés les premiers geôliers d’Ilan Halimi et la façon dont ils sont arrivés dans l’appartement rue Prokofiev où Ilan a été sequestré.

Sont auditionnés cet après-midi Jérome Ribeiro, Nabil Moustapha, Yahia Kaba, Jean-Christophe Soumbou et Jean-Christophe Gavarin. Tous ont été geôliers, recrutés par Youssouf Fofana dans les cités de Bagneux. Ils ont déclaré avoir été recrutés à la mi-janvier par un « grand »de la cité, ancien taulard.

 

  • « Il m’a demandé si je voulais me faire beaucoup d’argent et j’ai répondu oui. » Voilà ce qu’a expliqué Jérome Ribeiro pour décrire son entretien d’embauche particulier avec Youssouf Fofana.  « Il m’a indiqué qu’il suffirait de garder trois jours un homme« . Cet homme c’était Ilan Halimi, séquestré et torturé pendant vingt-quatre jours dans un appartement et une cave de Bagneux 

  • Jean-Christophe Gavarin, alias Zigo attendait le soir de l’enlèvement dans l’appartement de la rue Prokofiev, lieu de supplice d’ilan Halimi. Il décrit ainsi l’arrivée d’ Ilan Halimi : « Yahia Kaba tenait les portes de l’ascenseur. Quand ils sont arrivés en voiture, ils l’ont fait monter et sont repartis tout de suite. Il était scotché sur les yeux, la bouche et les pieds. Il avait des menottes en fer qu’il a toujours gardées. C’est Fofana qui avait les clés ». 

  • Nabil Moustapha, geôlier pendant toute la durée de la détention d’Ilan Halimi, affirme connaître Youssouf Fofana depuis qu’il est petit et qu’il lui a juste demandé de surveiller quelqu’un pendant trois jours. Pour cela, il devait toucher cinq mille euros. Nabil Moustapha décrit ainsi son arrivée dans l’appartement : « quand je suis arrivé, il y avait trois mecs caguoulés avec la victime. Il nomme alors Jérome Ribeiro, Yahia Kaba et Jean-Christophe Gavarin ».
  • Jérome Ribeiro, lui, affirme avoir été geôlier pendant cinq jours, du 21 au 26 janvier 2006. Comme aux autres, Youssouf Fofana lui a proposé de l’argent: « J’en avais besoin, je ne travaillais plus, il m’a demandé de garder un mec trois jours, au début je pensais à un petit règlement de compte. »
  • Yahia Touré Kaba devra lui s’expliquer sur les 18 jours ou il a participé à la séquestration d’ Ilan Halimi et sur les deux geôliers qu’il a présentés à Youssouf Fofana pour sa relève au moment où il a voulu partir.
  • Enfin, Jean-Christophe Soumbou, décrit comme incroyablement baraqué par les policiers qui l’ont auditionnés, était chargé d‘appréhender et de maîtriser Ilan Halimi lors de son transfert vers son lieu de détention. Il aurait eu l’idée des kidnappings en prison où il a connu Youssouf Fofana. Un témoignage qui devrait donc être capital cet après-midi.

 

Voilà pour les auditions de ce vendredi 19 novembre 2010 devant la Cour d’Assises de Créteil qui abordera également aujourd’hui et jusqu’à mardi les conditions de détention d’Ilan Halimi.


Eric Haddad pour Radio J

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