Procès en appel du Gang des Barbares, Michèle Alliot Marie refuserait son audition en tant que témoin

 

 

michelealliotmarie.jpgOn vient d’apprendre que Michèle Alliot Marie viendrait de donner une réponse négative au Président du tribunal à sa demande d’audition comme témoin.

 

Michèle Alliot Marie devait notamment s’expliquer sur la raison qui l’a pousée, fait exceptionnel, à faire appel du jugement en première instance des peines des prévenus qu’ elle trouvait trop clémentes.

Dans un courrier adressé au Président du Tribunal, Michèle Alliot Marie répond qu’elle n’a aucunement été témoin dans cette affaire et qu’elle ne peut donc apporter aucun renseignement, ni sur les faits, ni sur la personnalité d’ aucun des accusés et ni sur la victime.

L’ ancienne Garde des Sceaux rappelle par ailleurs que sa démarche était une prérogative de sa fonction et ajoute que la brièveté des peines prononcées à l’encontre de certains accusés malgrè l’extrême gravité des faits, était de nature à encourager la banalisation de la violence, à troubler la paix publique et à raviver la douleur des proches de la victime.  

Eric Haddad pour Radio J

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Procès en appel du Gang des Barbares, Dans la tradition talmudique, le pardon existe, mais pas pour celui qui nie en l’autre sa qualité d’être humain

 

 

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Hier, en fin de journée, la Cour a auditionné un Rabbin auquel Youssouf Fofana avait téléphoné le 29 janvier 2006 au soir, de plusieurs cabines téléphoniques différentes situées sur le boulevard Raspail.

Youssouf Fofana l’a choisi au hasard sur internet, et lui a laissé trois messages pour lui dire qu’il séquestrait un Juif et que par ailleurs, un courrier l’attendait rue Sainte Beuve dans le 6eme arrondissement de Paris.

Dans une enveloppe, une cassette sur laquelle on entend la voix d ‘Ilan Halimi qui sanglotte et qui évoque les sévices qu’il subit.

A la barre, le Rabbin répond à une question posée par l’Avocat Général qui lui demande comment dans la religion juive on appréhendait le pardon.

« Dans la tradition talmudique, le pardon existe -répond le rabbin- mais pas pour celui qui nie en l’autre sa qualité d’être humain. Celui-là ne doit pas s’attendre à être traité comme un être humain en retour. La mort est donc la seule façon pour lui de bénéficier du pardon divin ».

A ce moment précis, exceptionnellement, les accusés présents dans la salle semblaient porter un intérêt à ce discours et avaient l’air captivés.

 

Est venu ensuite le témoignage de Jonathan.B, le cousin de Ilan Halimi :

Le 31 janvier 2006, lui aussi a reçu un appel anonyme et lui aussi a dû récupérer une enveloppe déposée par Youssouf Fofana dans un pressing du 17eme arrondissement de Paris. Ce jour là, des policiers qui trouvaient son comportement suspect décident de contrôler l’ identité de Youssouf Fofana mais ne trouvent finalement rien à lui reprocher et le laissent repartir.

Dans l’enveloppe, une autre cassette audio accompagnée d’une photo. Dessus, Ilan Halimi est en peignoir, les parties génitales à découvert, menotté et le visage couvert de scotch. Sur cette cassette audio, Ilan Halimi supplie sa mère et son cousin de payer la rançon et précise que s’ils ne le font pas, il sera tué.

Ce matin, la Cour a écouté ces cassettes audio en présence des policiers qui ont expertisé ces enregistrements. Une écoute très difficile. On y entend le désespoir d’Ilan, sa souffrance, ses supplications. Sur le visage des jurés, et même sur celui de la Cour, l’émotion était palpable.

La famille Halimi, déjà très éprouvée est attendue à 16h30 pour être auditionnée.

Youssouf Fofana, lui, doit être extrait de sa cellule pour être auditionné à 17h30.

 

Voilà pour le déroulement prévu aujourd’hui du procès des différents protagonistes du « Gang des Barbares ».

Eric Haddad pour Radio J

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Procès en appel du Gang des Barbares, La demande de rançon

 

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Ensuite, la Cour examine les différentes modalités qu’ont choisi le gang pour entrer en contact avec les proches d’Ilan Halimi. Dès le lendemain de son enlèvement, la famille reçoit le coup de fil d’un anonyme qui réclame 45 0000€ de rançon. Pour preuve de ses dires, l’interlocuteur achemine une photo d’Ilan par Internet, la tête entourée de scotch et un revolver sur la tempe. Les enquêteurs de la brigade criminelle localisent un cybercafé du XIVe arrondissement, le même qui a été utilisé un an auparavant pour racketter des médecins. Les coups de fil émanent souvent de « points phone », où les communications à bas prix passent par des routeurs.

Les enquêteurs tombaient sur des opérateurs à l’étranger et ne pouvaient donc localiser la source de l’appel. Certains coups de fil viennent d’un téléphone mobile actif sur la Côte d’Ivoire. À aucun moment, les enquêteurs imaginent que le preneur d’otage puisse faire des aller-retours entre la France et la Côte d’Ivoire.

À l’époque, le Sous-Directeur de la Police Judiciaire se plaint à Wanadoo du délai de 10 à 15 minutes pour identifier l’ordinateur sur lequel le ravisseur consulte sa messagerie. Finalement, la réponse tombe désormais en 3 minutes. Les ravisseurs utilisent des téléphones mobiles volés, Internet, des cabines ; à chaque fois ils ont su brouiller les pistes. Pourtant, ils passent des centaines d’appels, principalement au père d’Ilan qui est entouré 24h sur 24 d’inspecteurs de la brigade criminelle. La brigade criminelle, qui -chose exceptionnelle- demande un coup de pouce à la DGSE, les Services Secrets français, pour pouvoir remonter les e-mails envoyés par les ravisseurs.

Malheureusement, il est déjà trop tard, le compte à rebours tragique avait commencé le 20 janvier 2006 et s’est terminé le 5 février à Sainte-Geneviève des Bois.

Finalement, les policiers n’auront pas réussi à tirer Ilan Halimi vivant des griffes de ses ravisseurs. 

Eric Haddad pour Radio J
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Procès en appel du Gang des Barbares, Les lieux du crime

 

 

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Aujourd’hui, la Cour essaie de déterminer comment les ravisseurs d’Ilan Halimi ont été amenés à choisir le lieu initial de sa séquestration.

Témoignent aujourd’hui Samir Ait Abdelmalek et Gilles Serrurier :

Samir Ait Abdelmalek, qui connaît Youssouf Fofana depuis l’âge de 15 ans avait, dit-il, »accepté de le dépanner » quand il lui a demandé de trouver un lieu pour retenir une personne quelques jours. Samir Ait Abdelmalek est donc allé trouver Gilles Serrurier pour lui demander de lui rendre un service.

Gilles Serrurier qui est le gardien de l’immeuble où se trouvait l’appartement où a été séquestré Ilan Halimi. C’est donc lui qui a fourni les clés d’un appartement vide à Samir Ait Abdelmalek qui lui aurait expliqué vouloir y garder un homme qui lui doit de l’argent pendant une semaine. En raison de travaux de rénovation qui devaient avoir lieu dans l’appartement, Ilan Halimi doit partir et ses geôliers doivent donc trouver un autre endroit pour le séquestrer. Gilles Serrurier trouve alors une solution : Il propose de fournir les clés d’un local technique (une chaufferie) où Ilan sera transféré sur le dos de Youssouf Fofana. Le gardien d’immeuble affirme avoir eu des problèmes avec un groupe de jeunes de la cité pour expliquer son envie d’avoir de bonnes relations avec Samir Ait Abdelmalek qui lui assurerait ainsi en retour selon lui « une certaine protection« . Pour ses services, Gilles Serrurier devait en outre toucher 1500 euros.

Voilà donc pour les circonstances qui peuvent expliquer pourquoi le gang a choisi le lieu de séquestration de Hilan Halimi

Eric Haddad pour Radio J

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Procès en appel du Gang des Barbares, A la huitième photo montrée à la Cour, le juré fait un malaise

 

 

Les médecins légistes sont venus avec des photos qui ont été montrées à la Cour où l’on voyait le corps supplicié d’ Ilan Halimi. Vers 14h40, à la huitième photo, un juré a fait un malaise, ce qui a eu pour conséquence la suspension de l’audience et l’évacuation du juré à l’hôpital Henry Mondor. Le Président du Tribunal a pris la décision de le remplacer par un suppléant. Il est donc définitivement remplacé et il ne reste donc plus que trois juré suppléant sur les quatre existant auparavant. A la suspension d’audience, tous les avocats ont quitté la salle. Certains m’ont confié la difficulté qu’ils avaient eu à supporter la vision de ces photos que le Président a voulu plus nombreuses et détaillées que lors du précédent procès en première instance de 2009.
Réalisée le 14 février 2006 à l’ hôpital d’ Evry dans l’Essonne, l’autopsie d’Ilan a révélé des brûlures sur 60 pour cent de son corps, de multiples hématomes et contusions, une plaie à la joue faite au cutter et deux plaies à l’arme blanche sous la gorge. Son corps portait aussi trace de quatre plaies au cou, dont une à la veine jugulaire, ainsi qu’une « plaie pénétrante » à la hanche gauche, causée par un instrument tranchant et piquant. Voilà pour la teneur du rapport des médecins légistes qui ont examiné Ilan Halimi. Selon les médecins, la mort d’ Ilan Halimi n’est pas due aux conditions dans lesquelles il a été séquestré, mais aux brûlures et aux coups de couteaux qui lui ont été infligés dans les 24 heures précédents sa mort. Par ailleurs, il apparait aussi que le froid et la faim avaient constitué un facteur aggravant dans son affaiblissement. En 2009, lors du précédent procès en première instance, Youssouf Fofana avait reconnu avoir versé lui-même le liquide inflammable sur le corps d’ Ilan Halimi et l’avoir allumé avec un briquet. Ilan est mort plusieurs heures plus tard lors de son transfert à l’ hôpital.

Eric Haddad pour Radio J

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Procès en appel du Gang des Barbares, Le masque de la souffrance l’insoutenable agonie d’Ilan

 

 

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Aujourd’hui la Cour revient sur les circonstances où le corps d’Ilan Halimi  a été découvert le 13 février 2006. Ce jour là, à 8h25 du matin, c’est une automobiliste qui a aperçu le corps d’Ilan le long d’une voie ferrée sur la route de Longpont à Sainte-Geneviève-des-bois dans l’Essonne. L’automobiliste a expliqué à la barre avoir d’abord continué à rouler, pensant à un malade échappé de l’hôpital psychiatrique situé dans les environs. Finalement, la femme s’est décidée à s’arrêter quelques dizaines de mètres plus loin pour prévenir la police. A la Cour, cette femme a déclaré avoir été marquée par « le masque de la souffrance » -a t-elle dit- que portait Ilan qui était prostré au sol. Elle a par ailleurs déclaré que de nombreuses voitures circulaient sur la voie qu’elle empruntait et qu‘il est fort probable que Ilan ait été vu par des automobilistes sans qu’aucun ne s’arrête. Vers 8h55 du matin, soit environ 30 minutes plus tard, les policiers trouvent Ilan nu, brûlé, les mains menottées devant lui, avec des restes de scotch sur le front et le menton. Aujourd’hui, les deux gardiens de la paix témoignent devant la Cour. Ils déclarent s’être approchés tout près de lui. Tandis que l’un a d’abord cru Ilan Halimi mort, l’autre constatait qu’il était encore en vie. Les deux agents ont parlé à Ilan, ils lui ont dit qu’ils étaient de la police et qu’ils allaient lui venir en aide. Les deux gardiens de la paix ont ajouté qu’ils avaient voulu le rassurer en lui parlant mais que au lieu de l’apaiser, ça l’agitait, et que de plus, Ilan gémissait. A la barre, une Commissaire de police appelée sur les lieux ce jour là a présumé qu’ Ilan Halimi avait parcouru 160 mètres avant de s’effondrer, puisque c’est la distance qui séparait le corps d’ Ilan d’une zone que la Commissaire avait remarqué calcinée et qui sentait l’hydrocarbure. Ce qui laisse penser qu’Ilan était sur les lieux tout au plus depuis quelques heures.

Eric Haddad pour Radio J

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Procès en appel du Gang des Barbares, La cible était bien juive, l’enlèvement d’Ilan

 

 

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Aujourd’hui était auditionné l’ancien patron d’Ilan Halimi, gérant du magasin de téléphonie mobile situé boulevard Voltaire ou Ilan a été abordé par Yalda le 17 janvier 2006.

L’avocat de Yalda a questionné le gérant sur les éventuels signes distinctifs juifs d’Ilan Halimi lui demandant s’il portait une kippa ou un collier attestant de ses origines juives. L’ancien patron d’Ilan s’est énervé et a répondu qu’il voyait très bien où l’avocat voulait en venir et ajouté qu’Ilan n’avait pas été choisi par hasard : que la plupart des boutiques du quartier étaient tenus par des juifs. Maitre Szpiner, l’avocat de la famille Halimi a ironisé et demandé si Ilan n’avait pas aussi un nez crochu.

Par ailleurs, le gérant de la boutique a également fait une autre révélation : Ce 17 janvier 2006, le jour où Ilan a fait la rencontre qu’il n’aurait pas du faire avec Yalda, il n’aurait pas du travailler. Ce jour là, il effectuait un remplacement. Le vendeur remplacé devait rester au chevet de son père malade.

D’autres témoignages ont suivi :

Les deux meilleurs amis d’ Ilan sont venus honorer sa mémoire. L’un d’eux, musulman, a expliqué qu’ Ilan ne revendiquait jamais ses origines juives et que ses amis étaient de toutes origines. Son ami a aussi raconté que Ilan avait déjà eu des problèmes à l’école en raison de ses origines juives mais qu’il n’en avait jamais ressenti d’amertume.

 

citeilan1.jpgAprès l’examen des précédentes tentatives d’enlèvement, le procès entre maintenant et depuis vendredi dans les détails proprement dit de l‘enlèvement de Ilan Halimi.

 

  • Mardi 17 janvier 2006, Yalda se fait porter malade et sèche les cours. Youssouf Fofana l’accompagne place de la République. Le chef de gang pointe du doigt les magasins qui appartiennent à des juifs. Elle explique que lors d’une cérémonie juive, Youssouf Fofana avait repéré tous les magasins fermés pour cette occasion. Yalda entre dans une boutique, peine à engager une conversation avec les vendeurs. Finalement, Ilan lui griffone gentiment son numéro de téléphone sur un bout de papier. Youssouf Fofana est ravi et propose d’aller fêter ça autour d’un panini. Une heure plus tard, Yalda appelle Ilan Halimi pour lui proposer un verre le week-end prochain.
  • Vendredi 20 janvier, Yalda a fixé rendez-vous à Ilan à 22h au Paris-Orléans, un café qui se trouve à deux pas de la Porte d’Orléans. Yalda raconte qu’elle habite seule à Sceaux depuis deux mois et lui propose un dernier verre dans son petit appartement. Ilan prend sa voiture et se gare sur le parking d’un gymnase proche du supposé studio de Yalda. Tout de suite, Yalda repère les trois agresseurs recrutés par Youssouf Fofana cachés dans un bosquet, cagoules sur le visage. Elle connait la leçon: Pour donner le signal de l’assaut, elle doit prononcer le mot « clé ». Yalda fouille dans son sac et prétend ne pas savoir où sont ses clés. Trois ravisseurs surgissent subitement, plaquent Ilan au sol et le frappent. L’un d’eux est Jean-Christophe Soumbou, il fait un mètre quatre vingt-six et pèse cent six kilos. Les deux autres n’ont jamais été identifiés. Youssouf Fofana intervient à ce moment là. Sur la bouche et le nez d’Ilan, il met un tissu imbibé d’éther, puis du scotch sur ses yeux, lui menotte les mains  et le charge dans le coffre sans plage arrière d’une Audi grise break. La voiture démarre alors vers le lieu de calvaire d’Ilan Halimi : L’appartement du troisième étage de l’immeuble situé au 1, rue Serge Prokofiev à Bagneux.

Eric Haddad pour Radio J

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Procès en appel du Gang des Barbares, Du respect nécessaire de la défense… et de la vérité !

 

 

photopalais.jpgIl semble, à en croire notre consoeur du Nouvel Observateur, que deux avocats de la défense aient reçu des injures graffitées sur la porte de leur domicile. Les graffitis (étoile jaune et le mot « Kappo » taggés) leur reprochant de défendre des criminels dans ce procès à dimension également antisémite.

Il va de soi, mais cela va mieux en le disant, que tout accusé a droit à un avocat et même à un avocat de confession juive, y compris lorqu’il s’agit d’affaires de racisme et d’antisémitisme.

Aussi nous ne pouvons que déplorer cette action inadmissible et intolérable. C’est un euphémisme !

Cela étant posé, les réactions indignées des avocats ont permis de mettre en évidence la ligne de leur défense. Ce procès, affirment-ils sans rougir, n’est pas celui de l’antisémitisme ! Pas même un peu… En somme, la même position qu’il y a quatre ans, à la découverte des faits. Circulez , bonnes gens et Communauté Juive traumatisée, il n’y a rien à voir !

Deux des accusés ont dans leurs chefs d’accusation la circonstance aggravante de l’antisémitisme, des tracts salafistes (dixit le Président de la République lui-même en 2006) ont été retrouvés sur les lieux de la séquestration, des versets du Coran (comme démonstration pour ces néophytes de l’Islam de preuve pour eux de leur sérieux et méchanceté) étaient récités au téléphone à la famille d’Ilan durant les négociations et les tortures du jeune supplicié ! Quelques éléments de l’enquête qui n’ont jamais été contredits par qui que ce soit ; Et sur lesquels d’ailleurs nous reviendrons.

Et même en ce début de procès encore à huis clos -ce qui est bien commode pour cette question cruciale- Tifenn G, l’une des principales accusées, a redit devant la Cour à quel point l’antisémitisme était présent dans sa cité et ailleurs (informations Radio J du 27 octobre 2010).

Oui toute personne a droit à un avocat même Juif dans une affaire d’antisémitisme et personne ne doit le contester. Encore faut-il toutefois que ces derniers n’oublient pas que si cette affaire évoque un crime crapuleux et barbare, le racisme anti-Juif y a joué un rôle hélas décisif dans son terrible dénouement

Michel Zerbib

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Procès en appel du Gang des Barbares, Appâts, ravisseurs et geôliers passés au crible

 

 

Les enquêteurs de la Brigade Criminelle qui étaient auditionnés cette semaine avaient classé les accusés en 3 catégories : les appâts, ceux chargés de l’enlèvement et les geôliers.

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Après les appâts, ce sont ceux chargés de l’enlèvement d’Ilan Halimi auxquels la Cour s’intéresse :

Quatre accusés qui ont pour point commun d’avoir été codétenus de Youssouf Fofana (d’ailleurs présent en tant que témoin), ou d’avoir participé à d’autres tentatives d’enlèvement qui ont toutes échoué avant celle d’Ilan Halimi :

  • A donc été auditionné ce matin Jérome Ribeiro, ancien codétenu de Youssouf Fofana qui a participé à l’élaboration du projet d’enlèvement d’Ilan Halimi. Dans son appartement ont été découverts des autocollants antisémites et des documents à la gloire des nazis.
  • Christophe Martin-Vallet, féru d’informatique, il aurait été à l’origine de l’idée des rapts et organisait les opérations de séduction des rabatteuses. Le 20 janvier 2006, c’est lui qui a déposé Yalda au rendez-vous avec Ilan Halimi et encore lui qui ensuite l’a reconduite une fois Ilan capturé. Né en 1983, Christophe Martin-Vallet apprend à 6ans que son père n’est pas son vrai père dont il ne sait rien si ce n’est qu’il vit en Martinique et qu’il a des enfants. Christophe Martin Vallet aurait participé à six tentatives d’enlèvement et il est également accusé de viol avec Youssouf Fofana par un des appâts.
  • Jean-Christophe Soumbou, ancien codétenu de Youssouf Fofana est lui aussi impliqué dans d’autres tentatives d’enlèvement. Originaire de Bobigny, il avait été désigné par Youssouf Fofana comme l’un des trois hommes de main qui auraient participé à l’enlèvement de Ilan Halimi et l’un des deux qui auraient pris part à sa mise à mort. Jean-Christophe Soumbou reconnaît avoir recruté deux hommes de main et fourni la voiture utilisée pour enlever Ilan Halimi. Par ailleurs, il a refusé de dévoiler le nom de ses deux complices qui ne seront jamais arrêtés.
  • Enfin Jéremy Pastisson, lui aussi impliqué dans plusieurs tentatives d’enlèvement dont celle de Michael Douieb qui a miraculeusement survécu. Impressionné par sa maison où il a pu pénétrer en tant qu’invité, il a imaginé le stratagème de l’enlèvement avec un appât avec Youssouf Fofana. Par ailleurs, Jérémy Pastisson a également mis son véhicule à disposition pour transporter et déplacer Ilan Halimi.

 

Voilà pour l’audition de ceux qui ont imaginé le rapt d’Ilan Halimi et qui ont mis leurs plans à exécution.

Eric Haddad pour Radio J

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Procès en appel du Gang des Barbares, Affaire Marc K. et audition de Y. Fofana

 

 

fofanaphoto.jpgCe matin l’ audience s’est orientée vers l’une des premières victimes du « Gang des barbares », Monsieur Marc.k, jeune homme qui en janvier 2006 travaillait boulevard Voltaire dans une boutique de téléphonie mobile toute proche de celle d’Ilan.

Marc. k est venu ce lundi matin déposer en temps que témoin à la barre et répondre aux questions du Juge dinstruction, Marc.k échappa de peu à l’enlèvement ; il a été une première fois approché le jeudi 11 janvier 2006 dans son magasin par son appât Audrey. L ; l’approche n a pas fonctionné, mais Audrey. L, revenant a la charge deux jours plus tard, Marc.k cette fois-ci céda et accepta un rendez-vous le soir à Sceaux. Il ne doit probablement sa vie et son salut qu’à un de ses amis qui, peu de temps avant son rendez-vous, l’appela en lui disant que ce rendez-vous était étrange et lui demanda de ne pas s’y rendre, conseil que va suivre Marc.

Cette décision lui a peut-être sauvé la vie. Marc.k est conscient de la chance qu’il a eue et dont Ilan, lui, n a pas pu bénéficier.

L’après-midi Youssouf Fofana le chef présumé autoproclamé du soit-disant « Gang des barbares » -appelé à comparaître presque tous les jours du mois de novembre- est monté dans le boxe des accusés vers 15h afin d’être auditionné en tant que témoin par le Juge d’instruction.

Fofana, provocateur facétieux et immonde au possible, a continué et repris ses provocations ainsi que son chantage habituel avec le Juge.

Je cite de source Radio J :  » je parlerai à une condition, que l’on publie une photo de moi sur une carte de l’Afrique avec notifié dessus « Hezbollah ». Sinon je me tairai à jamais. »

Il est bien entendu  que la Cours d’Assises et le Juge d’Instruction ne cède pas à son chantage, et que Youssouf Fofana a été illico presto reconduit à sa cellule du dépôt du Tribunal de Créteil sous bonne garde.

Voilà pour le  résumé de la journée du lundi 8 novembre avec Radio J.
La journée de mardi 9 novembre est une journée très importante dans la mesure où nous arrivons à la veille de l’enlèvement d’Ilan et que nous allons rentrer dans le vif du sujet de ce procès d’assises.

Merci à vous de votre lecture et de votre suivi du procès en appel, toute la rédaction de Radio J orchestrée par Michel Zerbib se mobilise et  vous informe tous les jours à 7h15 et 14h sur 94.8 fm en direct du Tribunal de Créteil.

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